Henri Hourtal (1877-1944) est un peintre français du XXe siècle.
L'artiste nait le 15 mars 1877 à Carcassonne, Aude. De la classe 1897, le jeune Henri Joseph Hourtal est dispensé de service militaire en vertu de la loi de 1889, comme soutien de famille. Henri Hourtal est alors formé à l'école des Beaux-Arts de Toulouse dès 1898, bénéficiant en mai 1897 d'une bourse de la ville de Carcassonne, puis de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris où, élève de Etienne Tournès, un disciple d'Alexandre Cabanel, il est pensionnaire du département de l'Aude. En août 1903, toujours étudiant à Toulouse, Hourtal expose chez Caselli. "Ses études respirent la vie et font augurer un bel avenir au jeune artiste." En 1904, il monte à Paris où il réside rue Leverrier. Dès 1905, ses oeuvres exposées sont remarquées par la critique dans sa ville natale qui le compare à Eugène Carrière.
Dès 1906, Hourtal expose au Salon des Artistes français à Paris. En 1906, 1910, 1912 et 1922, ses envois sont appréciés au Salon des Indépendants où il expose de 1906 à 1927.
En 1909, Hourtal participe à l'exposition collective La Société Moderne aux prestigieuses galeries Durand-Ruel, 16 rue Laffitte à Paris, aux côtés des Georges d'Espagnat et Paul Madeline.
En 1911, ses envois au Salon d'Hiver sont aussi remarqués. "Ce jeune artiste a déjà pris un place distinguée aux Indépendants." En 1914, l'artiste réside au 161 boulevard Montparnasse.
Lors de la première foire de Rabat en 1917, Hourtal participe à l'exposition collective dans le pavillon du journal France-Maroc.
En 1921, Hourtal participe à l'exposition de la Société des Peintres du Paris moderne à la Galerie La Boétie.
A l'Exposition nationale coloniale de 1922 à Marseille, Hourtal figure parmi les artistes exposés au palais du Maroc, avec notamment Suréda, Communal et Landowsky.
En octobre-novembre 1922 à Paris, Hourtal figure parmi les exposants (Landowski, Majorelle, Suréda) de l'exposition collective Le Maroc vu par les peintres contemporains, à la Galerie Georges Petit, ce sous le patronage du Maréchal Lyautey. C'est la deuxième exposition collective consacrée au Maroc, la première ayant eu lieu à Casablanca en 1918. En 1922, l'Etat français acquiert une huile sur toile au peintre.
En 1923, il illustre le livre Rabat ou les Heures Marocaines des frères Tharaud. Cette même année, des oeuvres de Hourtal acquises par la direction générale de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et des Antiquités sont présentes dans les appartements de la Résidence occupée alors par Lyautey.
Du premier au 15 mars 1926, la célèbre galerie Georges Petit présente rue de Sèze une exposition personnelle de l'oeuvre de Hourtal.
En 1928, son envoi au Salon d'Automne est également remarqué.
Au salon de 1931, la Société Nationale des Beaux-Arts attribue le prix annuel Castelucho-Diana (Paysage) à Henri Hourtal. Cette même année, il participe au salon de l'Orientine au théâtre municipale de Chatellerault, y exposant des vues de La Roche-Posay, Parthenay, Angles-sur-l'Anglin.
En 1932 et 1933, Hourtal expose des monotypes à la Société Nationale des Beaux-Arts dont il est sociétaire.
En 1933, il participe au Salon des Artistes Occitans, boulevard Saint-Germain à Paris, aux côtés de Chabaud, Maillol, Henri Martin. En 1933, alors qu'il réside au 1 rue de Bourbon-le-Château à Paris (VIe), l'artiste peint Angles-sur-L'Anglin.
En juin 1933 lors du salon des Artistes français à Paris, Henri Hourtal est distingué par le prix Louis Dumoulin pour l'Algérie, prix de peinture décerné par la société coloniale des artistes français à Paris. En juillet 1934, la ville de Paris acquiert un monotype de l'artiste exposé à la Société coloniale, Café Maure.
En 1936 au Grand Palais, son envoi à la Société Nationale des Beaux-Arts est apprécié.
En 1939, un timbre d'une série marocaine est édité. Son dessin est l'oeuvre de Hourtal représentant la mosquée de Salé. Cette même année, le critique Paul Sentenac remarque les envois d'Hourtal à la Société Nationale des Beaux-Arts lors de son exposition au Grand Palais.
Peintre post-impressionniste et orientaliste, et notamment consacré au domaine marocain sous le Protectorat (1912-1956), Henri Hourtal disparait le 20 avril 1944 à Angles-sur-l'Anglin. Il avait 67 ans.
En 1945, le Salon des Artistes Audois organise une rétrospective Hourtal à Carcassonne.
Le Musée des Année 30 conserve une oeuvre de Hourtal à Boulogne-Billancourt. Le secrétariat d'état chargé de la jeunesse et des sports conserve une vue de Rabat de l'artiste, ce depuis 1936, inventoriée au Fonds national d'Art Contemporain.
OEUVRE DANS LA COLLECTION
Henri Hourtal, paysage, huile sur toile, format à vue cm, signé en bas à gauche.































