Hendrik Scheffer dit Henry Scheffer (1798-1862) est un peintre français du XIXe siècle.
Né à La Haye (Pays-Bas) d'un père peintre à la cour du napoléonien roi de Hollande, Henry Scheffer est un peintre qui s'inscrit dans le mouvement romantique. Protestante, la famille Scheffer est proche de Lamennais, Guizot, Gounod. Eugène Delacroix est un ami d'Henry : tous deux dinent ensemble et fréquentent leur atelier respectif. Sous l'Empire, Henry est, comme ses frères Ary et Arnold eux aussi carbonaro, proche du marquis de La Fayette dont il fréquente le château de la Grange en Seine-et-Marne. Elève du peintre néo-classique Pierre-Narcisse Guérin dans l'atelier duquel il entre en 1813 après son frère aîné Ary, Henry expose au Salon de 1824 - où il est apprécié de Stendhal - à 1859. Frère cadet d'Ary Scheffer, lui-même artiste attitré du roi Louis-Philippe, Henry se consacre principalement au portrait (Arago, Anaïs Aubert, Eugène de Beauharnais, Armand Carrel, Casimir Delavigne, le banquier Laffitte, Louis Blanc, Louis-Philippe, Rambuteau, Ernest Renan, Augustin Thierry...). Il réalise nombre d'oeuvres de commandes officielles sous la Monarchie de Juillet, de la part du roi et de la famille royale, pour le musée de l'histoire de France fondé au château de Versailles. En 1830, l'Etat lui achète son Charlotte Corday présenté au Salon. Portraitiste et peintre de scènes historiques, il reçoit la médaille de première classe à l'Exposition Universelle de 1855. Il forme également le peintre Pierre Puvis de Chavannes en 1847. En 1856, sa fille Cornélie-Henriette née en 1833 épouse le penseur Ernest Renan. Résidant au 26 rue Fontaine-Saint-Georges, Henry meurt à l'âge de 64 ans et repose au cimetière Montmartre. Son fils Arnold Scheffer, également peintre, meurt à Venise en 1873. L'Exposition Universelle de 1878 à Paris comprend un portrait de l'ingénieur de Girard commandé à Henry Scheffer par Napoléon III. En février 1916, la célèbre galerie Georges Petit, rue de Sèze, présente une exposition des dessins d'Henry Scheffer.
De nos jours, sa signature est présente dans de grands musées des beaux-arts en France (Palais Fesch à Ajaccio, Amiens, Angers, Besançon, Grenoble, Orléans, Reims, Rennes, Rouen) et aux Pays-Bas, à Genève, au USA (Los Angeles County Museum of Art), au Louvre comme au château de Versailles, au Palais du Luxembourg (Sénat), au Musée Carnavalet, au musée de la Comédie Française, à l'église Saint-Roch, et au château de Maisons-Laffitte. Son atelier du 16 rue Chaptal, commun avec son frère aîné Ary, abrite aujourd'hui le Musée de la Vie romantique à Paris qui y présente nombre d'oeuvres de la fratrie. Le Rijkmuseum à Amsterdam conserve un portrait de l'artiste, le British Museum à Londres une gravure d'après une toile de l'artiste, le musée Boijmans van Beuningen à Rotterdam une huile sur toile. En 1980, il figure dans l'exposition collective "La Comédie Française 1680-1980" à la Bibliothèque nationale à Paris. Les oeuvres de cet artiste prolifique sont rares sur le marché, notamment appréciées des amateurs en Suisse.
DEUX OEUVRES DANS LA COLLECTION
Henry Scheffer, Beaune le jour du marché, crayon sur papier réhaussé à l'aquarelle, format à vue 18,5 par 27 cm, signé en bas à droite, non daté, marie-louise et encadrement.
Henry Scheffer a peint plusieurs oeuvres représentant cette ville bourguignonne.
Oeuvre cessible, faire offre.
C.
2 :
Henry Scheffer, Les anciens palais des ducs de Bourgogne et parlement de Bourgogne à Beaune, Côte-d'Or, crayon sur papier réhaussé à l'aquarelle, format à vue 20,5 par 27 cm, signé "Henry Scheffer" en bas à gauche, non daté, marie-louise et encadrement.
Oeuvre cessible, faire offre.
C.